Une séquence vidéo prétendant montrer une manifestation des femmes ivoiriennes avec des machettes est virale sur les réseaux sociaux. Cette publication est un fake.
La vidéo est publiée sur x le 09 juillet 2025. La publication a généré plus de 50k vues, des centaines de j’aime et plus de 70 partages. Elle est légendée “Scène choc en Côte d’Ivoire : des femmes ivoiriennes descendent dans la rue, machettes à la main.
La colère gronde… et rien ne semble pouvoir l’arrêter”. La même vidéo a été publiée ici avec d’autres faux contextes.
Dans les images, on voit des femmes qui marchent au milieu d’une foule. Une d’entre elles détient deux machettes devant. D’autres brandissent une banderole. Après vérification, cette vidéo est hors contexte.
Grâce à des recherches par images inversées sur Google lens, nous avons découvert la source de la vidéo. Les images montrent le défilé des femmes vendeuses de poisson lors de la célébration du 65éme anniversaire de l’indépendance de la Côte d’ivoire, tenue le 07 août 2025.
Sur la banderole exposée par les femmes dans la vidéo, il est écrit “association des femmes vendeuses de poisson de Man”. Man, très touristique, est une ville montagneuse située à l’ouest de la Côte d’Ivoire.
Des recherches par mots clés “Manifestation des femmes de la Côte d’Ivoire” n’ont donné aucun résultat probant.
La Côte d’Ivoire a proclamé son indépendance le 07 août 1960. Cette date est magnifiée chaque année dans le pays. Le 07 août 2025 dernier, la Côte d’Ivoire a célébré le 65ème anniversaire de sa souveraineté.
Le mardi 29 juillet 2025, le président de la République de la Côte d’ivoire, Alassane Dramane Ouattara a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle pour un 4ème mandat. Cette candidature est contestée par l’opposition. Le samedi 09 août, les opposants ont organisé une grande manifestation pour dire non à la candidature d’Alassane Dramane Ouattara pour un quatrième mandat.
Cependant, cette vidéo prétendant montrer la sortie des femmes ivoiriennes manifestant contre le pouvoir est hors contexte.
Jiadata Maïga
Cet article a été édité par Issouf Koné.




