Une vidéo prétendant montrer des enfants enrôlés de force dans l’armée au Burkina Faso, est massivement relayée sur Tiktok. Après vérification, nous avons constaté que l’image est sortie de son contexte.
Cette vidéo d’une minute 7 secondes, a été postée sur ce compte X du nom de Yass, le 25 août 2025. Ce compte l’ayant repris d’un autre intitulé Analymonde qui l’a mise en ligne deux jours avant, le 22 août. Elle est légendée “Je suis en larme. Des enfants enrôlés de force dans l’armée”. On voit dans ladite vidéo plusieurs enfants filles et garçons, habillés en tenues paramilitaires identiques à la tenue militaire du Burkina Faso. Le vlogueur, un homme blanc, tête rasé, barbe blanche, déclare dans son propos que les enfants sont forcés d’aller se former à la guerre… Ibrahim Traoré n’aime pas son peuple…”. Il affirme que ces enfants sont des orphelins ou pris dans des villages où les conditions de vie sont extrêmement difficiles pour les parents.
La publication originale a récolté plus de 78 000 vues et plus de 1 000 j’aimes. Nos vérifications sur la photo ont permis de faire remarquer qu’elle est hors contexte.
Des recherches par image inversée sur Google Lens ont révélé que les enfants dans l’image sont des campeurs du camp vacances Faso Mêbo. La photo a été prise lors de leur visite à l’assemblée législative de transition du Burkina Faso. C’était dans le cadre des activités dudit camp vacances Faso Mêbo. “une initiative initiée par les autorités burkinabè, visant à encadrer, former et inspirer la jeunesse pendant la période estivale”. Sur la photo on remarque la photo du président du parlement burkinabè Dr Ousmane Bougouma.
Ces informations sont corroborées par des publications ici et là avec les mêmes photos, en précisant même que la visite a eu lieu le 20 août 2025.
En conclusion, ces images ne montrent pas des enfants enrôlés dans l’armée. Il s’agit des enfants en visite dans les locaux de l’assemblée législative de transition du Burkina Faso dans le cadre du Camp vacances Faso Mêbo.
Jiadata Maiga
Cet article a été édité par Issouf Koné.




